Un dernier rapport provenant des documents internes de l’entreprise chinoise Xiaomi fait état du fait qu’elle perdrait environ 9 200 dollars par véhicule. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les hauts cadres de la société ne s’en cachent pas et admettent cette perte. Alors, est-ce un excellent résultat ou une faillite qui s’annonce dans sa branche automobile électrique ?
Durant trois premiers mois qui ont suivi la commercialisation de sa voiture électrique SU7, la marque Xiaomi a réussi à écouler 27 307 exemplaires. Un début salutaire pour une première expérience dans le monde de l’automobile. Bien entendu, si Xiaomi a pu effectuer de telles ventes, c’est aussi dû au fait qu’elle bénéficie d’une bonne réputation sur son marché intérieur.
En effet, les SU7 ne sont vendus pour le moment qu’en Chine et l’entreprise ne semble pas impatiente à pénétrer les marchés nord-américains et européens. Sauf qu’il y a un petit hic, sur ce nombre de voitures écoulées, Xiaomi fait état d’une perte de 252 millions de dollars, soit environ une perte de 9 200 dollars par voiture produite.
Et vous savez quoi ? Ce n’est pas aussi alarmant que le commun des mortels pourrait le croire. C’est même un excellent résultat si on prend en parallèle les pertes abyssales chez certains concurrents occidentaux. De plus, l’entrée de la marque sur ce marché lui donne désormais un certain prestige pour écouler ses autres produits à l’international.
Pour illustrer les bons résultats de Xiaomi, on peut prendre le cas de quelques autres marques concurrentes. Par exemple, Ford a admis une perte sèche de 47 000 dollars par véhicule ! Aussi, sans les crédits carbone, Tesla ne serait toujours pas rentable. Cela montre à suffisance à quel point la rentabilité des véhicules électriques est bien plus ardue.
On ne compte plus le nombre de marques ayant fait faillite ou déclarant être dans des difficultés financières. Fisker, le constructeur de véhicules américain fondé en 2016 qui voulait concurrencer Tesla a déposé le bilan en mars 2024. Un autre constructeur américain, Faraday Future est au bord du gouffre. Pour les marques chinoises de véhicules électriques, on peut citer Aiways qui est aussi au bord de la faillite, Byton qui n’existe plus. Hiphi, une autre marque chinoise, est en suspens sur son sort.
L’objectif de Xiaomi à court terme est d’écouler 100 000 véhicules SU7 par trimestre. Si cet objectif est atteint, la branche automobile électrique de la marque deviendra rentable. Cela s’explique par le fait que qu’un nombre important d’unités vendues va permettre de réduire les coûts de production. Si plusieurs marques ont pu faire faillite jusqu’ici, c’est dû au fait qu’elles n’ont pas réussi à atteindre ce nombre critique de ventes. Même les constructeurs traditionnels européens ne parviennent pas à rentabiliser sur leur propre marché.
Xiaomi ne souhaite pas se précipiter sur le marché européen comme certains homologues chinois l’ont fait. Elle veut prendre son temps pour bien répondre aux besoins de son propre marché en Chine. Et, c’est ensuite dans un avenir proche, soit dans trois ou quatre ans, qu’elle pourra importer ses SU7, déjà pleinement aboutis et affinés pour répondre aux spécificités du vieux continent.
La marque Samsung a été la première entreprise à introduire les téléphones pliables en 2019,…
Le Deebot X5 Omni d'Ecovacs est le dernier-né des aspirateurs robots haut de gamme de…
Cette fois-ci, c’est le glas de fin de Skype qui ferme ses portes pour très…
On se souvient tous du buzz médiatique qu’a connu le smartphone à trois volets de…
Il se pourrait que plusieurs copies physiques d'Assassin's Creed Shadows semblent avoir été vendues à…
Après la sortie de l’iPhone 16e annoncé par Apple, le smartphone abordable de la marque…